Toute nue

Toute nue

d’après Feydeau et Lars Norén

conception et mise en scène Émilie Anna Maillet

Réservez

Pourquoi marier Feydeau et Lars Norén ? Cela peut sembler incongru de rapprocher l’espièglerie du premier avec la violence et les répliques cinglantes du second. Et pourtant cela crée des frictions intéressantes pour questionner la place des femmes dans la société aujourd’hui. En télescopant l’univers bourgeois de la fin du XIXe – avec en toile de fond les premiers mouvements des suffragettes – et le discours féministe post 1968, Émilie Anna Maillet fait exploser les attentes des codes sociaux. Les relations hommes/femmes prennent une nouvelle dimension. Celle qui semblait cantonnée à son rôle de représentante de son mari est peut-être la vraie révolutionnaire de l’histoire, celle qui renverse l’ordre social par sa nudité facétieuse. Renvoyée de partout, il va bien falloir qu’elle trouve sa place dans l’appartement et dans la cité. Les boucles textuelles de Feydeau recoupent ingénieusement celles de Norén jusqu’à la névrose et l’emballement sur scène. Tous les personnages se battent pour exister, pour gagner à tout prix. La publicité de soi s’immisce dans chaque interstice. Plus d’intimité possible. Et comme les esprits s’échauffent, il faut se rafraîchir coûte que coûte !

avec Arthur Chrisp, Sébastien Lalanne, Denis Lejeune, Marion Suzanne, François Merville à la batterie et Noé Mercklé au cadrage scénographie Benjamin Gabrié vidéo Jean-François Domingues, Maxime Lethelier réseau Thibaut Le Garrec musique François Merville lumières, régie générale Laurent Beucher régie son et vidéo Noé Mercklé, Jean-François Domingues régie plateau Lucie Gautier construction du décor Benjamin Gabrié, Yohann Chemmoul et les Ateliers de la Comédie de Saint-Étienne habilleuse Marion Harre  avec la participation vidéo de David Migeot, Fabrice Pierre, François Kergoulay (dans le rôle de Georges Clémenceau) chargée de production Sonia Gaspard administration de production Clara Duverne presse Francesca Magni diffusion Bureau Rustine – Jean Luc Weinich 

production Ex Voto à la Lune en coproduction avec le service culturel de La Norville, le Théâtre de Corbeil-Essonnes-communauté d’agglomération grand Paris sud Seine-Essonne-Sénart, le Théâtre de Rungis, La Comédie de Saint-Étienne – CDN, Le Grrranit – scène nationale de Belfort, le Théâtre Paris-Villette avec le soutien de la DRAC Ile-de-France, de la région Ile-de-France, du département de l’Essonne, du département du Val-de-Marne, de la ville de Paris, de l’Adami, de la Spedidam, de l’école de la Comédie de Saint-Étienne – DIESE # Auvergne – Rhône-Alpes avec le soutien en résidence du Théâtre de Rungis, de la vie brève – Théâtre de l’Aquarium, du Centquatre-Paris, de la scène nationale de l’Essonne Agora-Desnos, de Lilas en Scène en coréalisation avec le Théâtre de la Tempête. 
une maquette a été présentée dans le cadre du festival Fragment(s) #. Ex Voto à la Lune est conventionnée avec la DRAC Ile-de-France, la région Ile-de-France au titre de la permanence artistique et culturelle

D’après Mais n’te promène donc pas toute nue de Georges Feydeau et des extraits de l’œuvre de Lars Norén tirés de ses pièces La Veillée (trad. de Amélie Berg), Détails (trad. de Camilla Bouchet et Amélie Wendling), Démons (trad. de Per Nygren et Louis-Charles Sirjacq) et Munich-Athènes (trad. de Pascale Balcon), ainsi qu’un extrait de King Kong théorie de Virginie Despentes. Lars Norén est publié et représenté par L’Arche éditeur – agence théâtrale.

Biographies

La Presse en parle

L'ŒIL D'OLIVIER

Avec Toute nue, Émilie Anna Maillet signe un spectacle engagé, qui oblige à réfléchir, à questionner nos convictions, nos certitudes. Rien que pour ça, Chapeau, l’artiste !

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L'HUMANITÉ

Marion Suzanne réussit à donner toute l'ampleur nécessaire au personnage de Clarisse, mais elle le fait aussi avec humour.

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LE FIGARO

De femme invisible et excédée, Madame Ventroux devient une héroïne féministe alors que tout son petit monde part (littéralement) à vau-l’eau. Rafraîchissant !

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LE JOURNAL D'ARMELLE HÉLIOT

Marion Suzanne est remarquable. Une Clarisse ligotée par les hommes, mais une Clarisse qui brise, en riant, en se moquant, en feignant l’inconséquence, les règles de fer des hommes. 

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SCENEWEB

La mécanique du vaudeville rondement menée devient ici révélatrice d’un monde où s’exerce la domination masculine comme la tyrannie des jeux médiatiques et politiques.

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LA TERRASSE

Cinq formidables interprètes. Sébastien Lalanne, Denis Lejeune, Marion Suzanne et Arthur Chrisp se joignent à François Melville dans l’élégante scénographie de Benjamin Gabrié. Tous font preuve d’une enthousiasmante énergie de jeu.

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TOUTE LA CULTURE

En intriquant les écritures de Feydeau et de Lars Norén, Émilie Anna Maillet, invente un jeu de massacre acerbe et spectaculaire. Le public est fasciné par cette réinvention du célèbre vaudeville.

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DE LA COUR AU JARDIN

Ne manquez surtout pas cette brillante et très originale version de cette pièce.
Elles sont assez rares, finalement, les mises en scène qui poussent un auteur dans ses retranchements.

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ARTS-CHIPELS

De la drôlerie à l’état pur, mais grinçante et sans merci.

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SUR LES PLANCHES

Il fallait une distribution extrêmement solide pour assurer cette mission d’orfèvre et c’est ici sans aucun doute le cas. Aucune fausse note, l’équipe est intégralement investie dans cette gymnastique des corps et des zygomatiques. Un pur régal.

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REGARTS

Cette sensation de huis-clos est appuyée par l’intelligence de la scénographie et de la vidéo. Les murs semblent clos, les dérapages, la folie explosive viennent des interstices, des recoins.

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LA REVUE DU SPECTACLE

Rock and Roll ! Il y a dans "Toute Nue" un rythme effréné que les comédiens assurent tout au long du jeu en occupant tous les recoins du plateau, in et off.

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HOTTELLO

La mise en scène est savoureuse, formellement parlant, faisant feu de tout bois.

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THÉÂTRE DU BLOG

La mise en scène, rythmée par la batterie de François Merville, fonctionne sur plusieurs registres: celui d’une comédie burlesque la plus débridée, avec un langage vide et répétitif et des objets en folie, mais aussi celui de la cruauté qui irait jusqu’au combat des cerveaux.

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LA GRANDE PARADE

Toute nue, remarquablement servie par six comédiens à l’énergie communicative, frappe juste : on rit face à des gesticulations qui ne sont pas sans nous rappeler celles de certains acteurs politiques.

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BLOG CULTURE SNES-FSU

Le mélange extrêmement subtil des deux écritures, que plus d’un siècle sépare, crée un irrésistible jeu de massacre sur le couple en politique, sur le rôle boursouflé attribué aux media et sur la place d’instrument de communication assignée aux femmes.

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TRANSFUGE

Avec beaucoup de mordant, Émilie Anna Maillet entremêle les écritures de Feydeau et de Lorén en un vaudeville ébouriffant et saignant.

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LE QUOTIDIEN DU MÉDECIN

Ici, la nudité fait sens et n’embarrasse en rien. Les comédiens, remarquables, occupent tout l’espace du théâtre. C’est très drôle. Très drôle !

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THEATRAUTEURS

Le rythme est soutenu de bout en bout, ce texte à double provenance ayant fait l’objet d’un savant mixage créant un résultat tout à la fois subtil et explosif. C’est habile, joyeux… ce spectacle est un véritable délice.

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SORTIZ

Le rire est quasi omniprésent, un rire que même un de Funès n’aurait pas boudé, tant il est explosif et tant l’engagement des comédiens est physique.

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FIGAROSCOPE

En osant le mélange Feydeau-Lars Norén, Émilie Anna Maillet livre un vaudeville acide, féministe et crispant sur le couple en politique.

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Création de la Tempête