Constellation Viripaev

Constellation Viripaev

textes Ivan Viripaev

traduction Tania Moguilevskaia et Gilles Morel / Sacha Carlson et Galin Stoev (éditions Les Solitaires Intempestifs)

mise en scène Clément Poirée

avec les élèves de 2e année de l'ESAD

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LE PROGRAMME

mercredi 29
Les Enivrés 
Conférence iranienne

jeudi 30
OVNI 
Danse "Delhi"
La Ligne solaire

vendredi 1er
OVNI 
Insoutenables Longues Étreintes
Genèse n°2

avec les élèves de 2e année de l'ESAD Achille Aplincourt, Lili Certenais, Jules Cibrario, Hélène Clech, Victor Hugo Dos Santos Perreira, Niels Herzhaft, Chloé Hollandre, Juliette Launay, Anna Longvixay, Clémence Pillaud, Lucile Roche, Amadou Sall, Lucas Siri, Juliette Smadja 
textes Ivan Viripaev mise en scène Clément Poirée scénographie Erwan Creff régie Edith Biscaro

 

Notes d'intention

"Le Théâtre m’a sauvé d’une carrière de criminel pour une seule et bonne raison que le banditisme et le théâtre ont deux choses en commun : le romantisme et l’escroquerie."
Ivan Viripaev

Nous voilà lancés avec une belle bande de bandits (les élèves de deuxième année de l’ESAD) dans une vaste Constellation Viripaev. Nous avons l’ambition de traverser l’œuvre géniale de cet auteur, tout dévorer et rendre… beaucoup. C’est trop, bien sûr. C’est une escroquerie. Nous donnerons des éclats, des extraits, nous jetterons des pièces intégrales pour en avoir le mouvement. Et nous n’attendrons pas d’être prêts. Nous voulons saisir l’esprit, entendre les échos d’une pièce à l’autre, comprendre les correspondances, éclairer une pièce par une autre… et nous n’avons pas le temps de faire un spectacle, nous ferons donc une grande étude publique. Ensemble nous vous convions à trois jours de fête théâtrale débordante, inachevée, étourdissante… enivrante ?

Vais m’enivrer jusqu’à mon dernier jour
Afin que ma tombe sente le vin.
Tant d’effluves s’en échapperont
Que les passants en seront tous enivrés ! [1]

L’œuvre de Viripaev requiert autant la précision que l’ivresse du jeu et cela, au fond, c’est romantique. Pour ce faire nous avons les mots - comme il le dit lui-même - le personnage principal c’est le texte ; le désir des interprètes ; un espace – La Tempête ; et Erwan Creff pour mener la réflexion sur comment l’habiter.

Au diable jeûne et prière, mosquée et son Mollah !
Offrons à Allah une coupe pleine de gloire.
Notre chair dans ses infinies mutations
Se changera tantôt en cruche, tantôt en coupe. [2]

L’impatience de dire sera notre guide dans cette forêt de signes. L’envie de donner différentes facettes de cette œuvre phare de la dramaturgie contemporaine sera notre moteur. Choisir de traverser l’œuvre d’un auteur plutôt que d’aboutir une forme, c’est reconnaître le rôle prépondérant de la relation écriture / interprétation dans la pédagogie du jeu. C’est pour répondre aux nécessitées inhérentes à l’écriture que nous façonnons nos outils. La position de parole crée chaque fois son propre espace. Les actrices et les acteurs déplient leur théâtre dans l’esprit du spectateur – ce grand voyant de la scène, du monde, du cosmos…

Tout ce que tu vois n’est qu’illusion
Que forme, l’essence nul ne la perçoit.
Ne tente pas d’en percer le sens,
Assieds-toi tranquille et bois ton coup ! [3]

[1-2-3] Quatrains extraits du Rubaïyat d’Omar Khayyam
photo d'Ivan Viripaev © Kasia Chmura

 

Biographies

Création de la Tempête