MARIOCHKA

Marius Carreau s’est formé·e comme comédien·ne et danseur·euse contemporain, à Villeurbanne, au Théâtre de l’Iris, à l’Ecole Nationale de Musique, de Danse et d’Arts Dramatiques (ENMDAD) et à Lyon, au Cycle Chorégraphique. Après divers expériences en tant qu’interprète, avec par exemple Philippe Clément, les Rois Vagabonds, Marie-Zénoby Harlay ou Jean-Philippe Salério, iel essaye de faire se rencontrer la danse, le jeu et l’écriture, d’abord en questionnant la féminité dans Anima (2017-2018), déambulation in situ théâtro-dansée, puis dans Langages, concert qu’iel met en scène et chorégraphie avec onze musicien·nes et onze danseur·euses amateur·ices. Sa première création, Chems en arabe veut dire soleil (2019) au Théâtre de l’Iris, est à la croisée de toutes ces recherches. En 2019, elle est recrutée au GEIQ-Compagnonnage Théâtre. C’est là qu’elle devient Mariochka, artiste non-binaire. Elle travaille, entre autres, avec la Cie des Lumas, pour leur création Arrête avec tes mensonges, le Collectif des Trois Huit, pour Straight, et le Lézard Dramatique et Jean- Paul Delore, pour Rentre dans ta tête et fais du bruit. Elle découvre son goût pour l’itinérance lors d’une Controverse au CDN de Valence avec Marianne Téton et Festival de la Luzège, ainsi que son attirance pour l’art de rue avec Nadège Prugnard et Philippe Ménard au CDN de Montluçon. Elle cofonde deux compagnies. La Compagnie Facettes, qui travaille sur l’imaginaire du conte, comme dans Marraines - un conte de plastique. Et la Cieclande, avec qui elle cocrée Contribution aux imaginaires en cours. Depuis le printemps 2021, elle explore son identité au-delà des catégories de genre, ce qui la confronte aux limites et aux violences de la langue française, qu’elle souhaite explorer par l’écriture.

photo ©Jean-Louis Fernand

Au théâtre de la Tempête